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Lithophanie
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Têtes à la fois tranchées réduites
et pétrifiées, sollicitude croisée d'un bourreau,
d'un Jivaro et d'une gorgone.
Parties d'un tout , détachement coupé d'un ensemble,
et donc corps qu'il faudrait reconstituer - ou vaut-il mieux tirer
des traits, marquer les liens entre ces faces, les faire communiquer,
avec ou sans bouche
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- dans un autre langage (le "mien"), a-t-on
devant les yeux des tropes (synecdoques, métonymie - mais
aussi métaphore, les têtes symbolisant, représentant),
ou plutôt figures, répétitions, rythmes, antithèses,
alliance de têtes
- ou encore, chaque tête signifie-t-elle par elle-même
(ou dans une prédication tronquée, le reste en ellipse),
ou seulement par rapport à ses voisines, ou à tout
l'univers des têtes, syntagmatiquement, dans un discours encyclopédique
de têtes.
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Fétiche, petite pierre enseignant le trajet vers une totalité
retrouvée, ou éparpillement chaotique d'îlots,
sporades, anthrôpos ou (et) komos ?
A partir de quel seuil un assemblage de lignes, d'arêtes,
est-il un visage, à partir de quel seuil, n'a-t-on pas (simplement)
érosions, métamorphismes, mais artefact, "finalité
sans fin".
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| Exercices de style, têtes
moustériennes, cycladiques - mais aussi "réalistes"
peut-on être sûr que sa "propre" tête
ne se trouve pas dans le tas ? |
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Philippe Hunt
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